Nouveauté Lundi propre

Lundi propre

« La tour Eiffel scintille chaque nuit / je porte mes bottes de Tasmanie », écrit Guillaume Decourt dans ce détonnant recueil irrigué d’images ramenées du monde entier, telles des légendes. Après une enfance passée entre Israël, l’Allemagne, la Belgique et le Massif central, le poète a vécu à Mayotte, en Grèce, et même en Nouvelle-Calédonie. De ses voyages et de bien d’autres horizons réels ou inventés, il puise un matériau singulier, à la puissante force évocatoire, distillé dans les instantanés que sont ces soixante-dix dizains à la précision millimétrée.
Percutant et concret, chaque poème peut se lire comme une énigme et une micro-scène en forme de patchwork. La voix du poète pose sa douce et drôle mélancolie dans un kaléidoscope de paysages vivants et immémoriaux, peuplés de personnages charismatiques et d’oiseaux exotiques. Cheminant dans la sophistication décalée de cette géographie intérieure, on croise le fantôme d’une femme aimée, l’enfant qu’ils n’ont pas eu, des rêves d’héroïsme et de bravoure masculine dépassée par l’épreuve des années, un rien blasée. « Quelqu’un me manque, je ne sais pas qui » – « ce soir je suis presque heureux de ma vie », constate celui dont la rime et la rythmique penchent souvent du côté de l’espièglerie et de l’autodérision. Tant que subsistent quelque part « un ciel très bleu et des citrons très jaunes », l’écriture est avant tout, avec Guillaume Decourt, un art de la gaité.
  • Vermillon
  • Paru le 02/03/2023
  • Genre : Littérature française
  • 88 pages - 140 x 205 mm
  • EAN : 9791037112101
  • ISBN : 9791037112101

Autour du livre

On en parle...

« La poé­sie de Guillaume Decourt est faite moins pour cla­ri­fier que vivi­fier davan­tage le monde. Reste en effet tou­jours une part d’obscur. Celui qui s’affirme sans idée et pré­fère le dire au faire nous fait néan­moins par­ta­ger ses contem­plations un poil hugo­liennes mais en évi­tant pathos et lyrisme. »

www.lelitteraire.com - Jean-Paul Gavard-Perret

« Qui a dit que la poésie est désormais "inadmissible" ? Guillaume Decourt, en son autoportrait de livre en livre retouché, complété, disjoint et reconstituant son dédale utérin, illustre magistralement le contraire. »

Sitaudis - Christophe Stolowicki

« Dans une atmosphère de consécration, les lecteurs reconnaîtront tout de suite la griffe de Guillaume Decourt, avant toute chose sans doute à son sens aigu des dosages : entre simplicité et mystère, clarté et rareté, retenue et crudité. »

Place de la Sorbonne - Guillaume Métayer

« La poésie de Guillaume Decourt oscille comme cela entre plusieurs petits états qui ne figurent pas forcément sur la carte du monde, mais qui peuvent emprunter la carte du cœur. Car justement, la justesse des poèmes publiés ici dépend de cette recherche d'équilibre permanent, pour résumer, entre la tristesse et la joie. »

Poésie chronique ta malle - Fabrice Maltaverne

« Il faut d’abord s’attarder sur la forme, la métrique Decourt. Des dizains de décasyllabes rimés. Tout cela semble carré, à première vue. Mais avec une telle désinvolture que cette forme semble légère, presque imperceptible. »

Poesibao - Jacques Morin

« "Lundi propre" est un mince recueil (80 pages) de minces poèmes (des dizains) et c’est pourtant l’un des meilleurs que l’on puisse lire aujourd’hui. Qu’en dire ? Pour le lecteur, c’est mardi gras. Pour le critique le jour des cendres – il décourage l’analyse. »

Terres de femmes - Gérard Cartier

Vous aimerez aussi

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici . En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de ces cookies.

fermer